Alimentation et âge

Si ceux de la période de croissance ou de la grossesse sont assez bien connus, ceux de l’âge mûr et de la vieillesse sont encore trop souvent négligés. À l’âge adulte, il suffit d’avoir une alimentation simple, diversifiée et bien équilibrée. Seuls ceux qui pratiquent un sport de compétition doivent suivre un régime bien particulier.

L'enfant et l'adolescent


L'enfant
​Pour l’enfant en croissance, on veillera particulièrement aux apports de protéines, nécessaires à l’édification des tissus ; aux apports en calcium, essentiel à la fabrication d’un capital osseux et dentaire de qualité ; aux apports en vitamines (surtout les vitamines du groupe B et la D) et en minéraux comme le fer et le magnésium.

L'adolescent
L’adolescence est l’âge de l’appétit et des appétits, des envies et des dégoûts. Il faut que la famille compose avec l’attitude d’opposition de certains adolescents et continue à préparer des repas structurés, tout en autorisant quelques fantaisies pour leur faire plaisir.
Un adolescent a des besoins énergétiques très importants (de 2 500 à 2 800 kcal par jour) ; il ne faut donc pas hésiter à lui donner de grosses rations de pâtes à condition de limiter le beurre et le gruyère. Si on restreint un adolescent en pain ou en féculents, il aura tendance à grignoter des produits sucrés en dehors des repas.
Il faut veiller aussi à ce qu’il prenne un bon petit déjeuner le matin pour éviter les hypoglycémies dans la matinée et les excès alimentaires au goûter ou dans la soirée, qui sont souvent à l’origine de prise de poids.
La pratique d’une activité physique sera déterminante pour l’acquisition d’un poids de forme.

 
La femme enceinte ou allaitante

La femme enceinte
​La femme enceinte ne doit pas manger pour deux mais deux fois mieux. Le temps de la grossesse est idéal pour découvrir la diététique, car la future maman essaie de faire le mieux pour le bon déroulement de sa grossesse et pour la venue de son bébé. Mais la grossesse est aussi, souvent, le seul moment où la jeune femme, qui se restreint le reste du temps pour garder la ligne, s’autorise à prendre du poids (une prise de poids de 20 à 30 kilos n’est pas si rare).

Trois repas équilibrés avec des sucres lents à chaque repas sont le meilleur garant d’une prise de poids modérée et de l’amaigrissement après l’accouchement. Attention aux erreurs alimentaires qui peuvent être néfastes pour l’enfant : par exemple, la consommation excessive de fruits (plus de quatre par jour) et de boissons et de produits sucrés peut être à l’origine de prise de poids rapide et de déclenchement d’un diabète ; l’excès d’aliments riches en sel, de l’apparition d’œdèmes et d’une augmentation de la tension artérielle.

La femme allaitante
Les besoins d’une femme qui souhaite allaiter son enfant sont à peu près les mêmes que pendant sa grossesse. Elle doit boire régulièrement tout au long de la journée, même sans avoir soif. La consommation d’alcool est formellement déconseillée (y compris celle de la bière). Certains aliments, comme le chou, le sont également, car ils donnent un goût au lait et/ou peuvent occasionner des troubles digestifs chez le bébé.

 
L'adulte sportif

Période d'entraînement
Lors des entraînements, la ration d’un sportif ne se différencie pas des règles d’équilibre alimentaire habituelles. Les jours de compétition ainsi que les jours précédents, les repas seront le plus digestes possible en évitant les risques de troubles digestifs ou d’intoxication alimentaire (pas d’excès de crudités, de crustacés, de chou, de mayonnaise…).

Période de compétition
La veille d’une compétition, il est conseillé de faire une « pasta party », repas à base de pâtes cuites al dente pour optimiser les réserves de glycogène dans le muscle. Le repas avant la compétition devra être pris suffisamment tôt pour que l’organisme ne soit pas en pleine digestion au moment du départ. Certains auront besoin d’une ration d’attente pour éviter les phénomènes d’hypoglycémie : elle consiste à prendre tous les quarts d’heure entre le dernier repas et la compétition un mélange constitué d’eau avec un peu de jus d’orange et de miel.

Il faut que le sportif boive régulièrement de l’eau à température ambiante pendant les épreuves. Après l’épreuve, il faut bien hydrater l’organisme et le premier repas sera dépourvu de viande pour limiter l’apparition de tendinites.

 
AUTOUR DE LA MÉNOPAUSE

La préménopause et la ménopause sont des périodes de bouleversements hormonaux et de profondes modifications métaboliques. Si l’alimentation est mal équilibrée, une prise de poids peut survenir, d’autant plus importante que les apports seront riches en graisses ou en produits sucrés. Sauter un repas ne fait qu’augmenter, par réaction, la prise de poids ou le développement d’une adiposité inesthétique sur le corps.

L’acquisition de bonnes habitudes alimentaires, la pratique d’une activité physiqueet beaucoup de patience permettent le plus souvent de retrouver sa silhouette. Il est important également à cette période de la vie d’être attentif au risque d’ostéoporose et d’en tenir compte dans son équilibre alimentaire.

 
LA PERSONNE ÂGÉE

Un grand nombre de facteurs contribuent à déséquilibrer l’alimentation des personnes âgées :solitude, diminution des sensations gustatives, mauvaise dentition, difficulté à se déplacer et à porter des charges lourdes, diminution des ressources financières, etc.

Les repas doivent rester équilibrés et le repas du soir doit comporter des féculents, car leur absence est souvent à l’origine d’une hypoglycémie, responsable d’insomnie. À partir d’un certain âge, la consommation d’un pamplemousse en entrée, d’une salade avec une vinaigrette ou d’un cornichon permettent de stimuler les sécrétions digestives et d’ouvrir l’appétit.

Il faut aussi boire régulièrement pour éviter la déshydratation qui entraîne fatigue et anorexie.

L’inactivité des personnes âgées est souvent à l’origine d’une fonte musculaire, elle-même responsable de fatigue, de vertiges et de chutes.